
À l'approche des concertations politiques en Mauritanie, le Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines affûte sa stratégie. Lors d'une session extraordinaire de son Conseil national, l'organisation a formellement lié la réussite du futur dialogue national à un impératif majeur : le renforcement de la cohésion sociale.
Pour ce mouvement historique, les discussions à venir ne doivent pas être de simples débats politiques, mais une occasion unique de bâtir un consensus national solide et inclusif.
Modernisation interne pour peser sur le débat
Conscient des défis de cette transition, le Manifeste a opéré une refonte de sa gouvernance. Sous l'impulsion de son président, Yarbe Ould Navé, de nouveaux textes organisationnels ont été adoptés afin de fluidifier le fonctionnement interne. L'objectif affiché est clair : synchroniser le travail du Comité permanent et du Conseil national pour maximiser l'impact politique du mouvement lors des négociations.
Une feuille de route axée sur les droits humains
Sous la direction d'Ahmedou Ould Wedia, président du Conseil national, un nouveau plan d'action a été validé. Ce plan d'action servira de boussole pour la prochaine phase, combinant mobilisation sur le terrain et plaidoyer politique.
En réaffirmant son rôle de plateforme transversale — unissant partis politiques, militants des droits de l'homme et société civile — le Manifeste rappelle sa mission première : rester le gardien vigilant de la situation des droits humains et le porte-voix des revendications de la communauté Haratine

