
Le Département examine une nouvelle approche pour lutter contre la fraude aux examens nationaux, a déclaré aujourd’hui lundi au premier jour des épreuves du Baccalauréat 2026, la ministre de l'Éducation et de la Réforme du système d’enseignement Houda Babbah.
Cette approche consisterait à limiter les interruptions de service internet aux abords immédiats des centres d'examen, a-t-elle affirmé, mettant en exergue l'engagement ferme du ministère à utiliser la technologie pour renforcer les mécanismes de surveillance lors des prochaines sessions d'examen.
Les épreuves s'étaient déroulées sans incident ou anomalie, comme prévu, grâce aux mesures mises en œuvre par le secteur de l'éducation et à l'excellente coordination avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Décentralisation et du Développement local, a ajouté Mme Houda.
Toujours selon elle, le nombre de candidats cette année dépasse les 64 000, soit une augmentation de près de 11 000 par rapport à l'année dernière, saluant le rôle joué par le Département des examens et des concours, le personnel éducatif et les autorités administratives et de sécurité pour la sécurisation des épreuves et la garantie de leur intégrité.
Elle a réitéré par ailleurs son appel aux parents, aux professionnels des médias et aux utilisateurs des réseaux sociaux afin qu'ils contribuent à instaurer une culture d'intégrité et de méritocratie.
Le ministère a adopté cette année un ensemble de mesures pour lutter contre la fraude, notamment la disqualification de la session d'examen en cours, avec possibilité de disqualification des sessions suivantes dans certains cas, ainsi que la désignation aléatoire des responsables de centre et des surveillants et la suspension, pour la première fois durant la période des épreuves du baccalauréat, du service de messagerie SMS, a poursuit Mme Houda.
Le Département oeuvre au développement du système de sécurité des examens, dans le but de les soumettre l'année prochaine à un contrôle renforcé s'appuyant sur les technologies modernes, a indiqué la ministre.
Ce dispositif permettra d'améliorer l'intégrité des concours nationaux et de garantir l'égalité des chances pour tous les candidats, a-t-elle conclu.

