« Que la vérité soit dite » : Gaguih témoigne de l’engagement du PM en faveur de la bonne gouvernance

« Que la vérité soit dite » : Gaguih témoigne de l’engagement du PM en faveur de la bonne gouvernance

Mon expérience professionnelle aux côtés du Premier ministre, Mokhtar Ould Djay, confirme sans équivoque son attachement indéfectible aux principes de bonne gouvernance, a déclaré l'ancien ministre de l'Elevage Mokhtar Ould Gaguih, dont ci-après le témoignage.

 Tout au long de notre collaboration, il a constamment rejeté toute pratique susceptible de compromettre l’intégrité et la transparence de l’administration publique. Face aux récentes vagues de dénigrement, j’appelle à lui accorder l’espace nécessaire pour mener à bien sa mission, et à l’accompagner par des critiques constructives plutôt que par des attaques stériles.

 

Critiquer les résultats, respecter les personnes

Dans ma contribution intitulée « Que la vérité soit dite », je tiens à exprimer ma profonde préoccupation face à l’acharnement qui cible actuellement le Premier ministre. Certaines critiques dépassent largement le cadre légitime de l’évaluation des politiques publiques pour verser dans l'atteinte personnelle. Si le droit de demander des comptes au gouvernement et de contester ses choix est un pilier démocratique fondamental, il ne doit en aucun cas servir de prétexte à des dérives personnelles ou à de la diffamation.

 

Une collaboration éprouvée par le temps

Notre première rencontre remonte à 2008, au sein d'un comité d’action politique. J’ai immédiatement perçu en lui un cadre dévoué, doté d'une solide expertise administrative et d'une capacité rare à hiérarchiser les priorités pour atteindre des objectifs ambitieux. Cette première impression positive s'est largement confirmée au fil des années, à travers nos collaborations successives à la Direction générale de la promotion du secteur privé, au Comité des impôts, puis dans le cadre de nos fonctions consultatives et ministérielles.

 

L’indépendance administrative comme ligne rouge

Mokhtar Ould Djay a toujours fait de la transparence une règle absolue. Je me souviens particulièrement de l’année 2019, lorsqu’on m'a proposé la présidence du Comité des impôts. J'avais alors exprimé mes craintes quant aux risques de pressions ou d'interférences extérieures sur certains dossiers sensibles. Sa réponse fut catégorique : il m’assura qu’il n'interviendrait jamais et m’enjoignit de prendre mes décisions en toute âme et conscience, dans le strict respect de la loi.

Cette promesse a été tenue. Face à des dossiers complexes qui auraient pu prêter à des ingérences, nous avons tranché en toute indépendance, sans la moindre influence extérieure. De même, durant mon mandat de ministre, le Premier ministre ne m'a jamais dicté d'instructions contraires à l'éthique administrative. Bien au contraire, ses orientations m’invitaient constamment à concilier l’impératif de performance avec le respect rigoureux des procédures légales.

 

Un pilier pour la lutte contre la corruption

L'initiative de salubrité publique et de lutte contre la corruption, impulsée par le président de la République Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, trouvera en Mokhtar Ould Djay un allié de premier ordre. Le cadre institutionnel qui sera prochainement mis en place bénéficiera de sa rigueur. Mon expérience à ses côtés me convainc qu'il mettra toute son énergie à concrétiser cette volonté politique pour instaurer une culture de la transparence.

Qu’il s’agisse de sa gestion passée du ministère de l’Économie et des Finances, de son passage à la direction de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), ou de son rôle actuel de chef d’orchestre de l’action gouvernementale, ses états de service plaident en sa faveur. Il a prouvé sa capacité à piloter des dossiers stratégiques et à délivrer des résultats concrets.

 

Pour un débat républicain et une priorité au social

Il est temps de permettre à nos commis de l’État, qu’ils soient issus de la majorité ou de l’opposition, d’exercer leurs fonctions dans un climat serein. Soutenir les réformateurs par des évaluations objectives et des conseils avisés est le meilleur moyen de servir l’intérêt supérieur de la nation.

En conclusion, j'exorte le Premier ministre à placer le bien-être social au cœur de l'action publique. En cette phase cruciale, les budgets de l'État doivent prioritairement répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens et soutenir leurs moyens de subsistance, tout en maintenant le cap sur le financement des grandes infrastructures à long terme, indispensables au développement de la Mauritanie

lun, 22/06/2026 - 14:19

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