
Le ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, Mokhtar Ahmed Bousseif, a supervisé hier mardi, au port de Nouakchott, le lancement d'un programme de formation maritime, organisé par le navire espagnol de formation et de coopération « Intermares » et assuré par des experts et des professionnels mauritaniens.
Le cours vise à renforcer l'expertise nationale dans plusieurs domaines liés à la pêche maritime, notamment le suivi et l'inspection, les technologies et équipements de pêche, la manutention, la conservation et la transformation des produits de la pêche, ainsi que la sécurité et le sauvetage en mer.
Dans son allocution, le ministre a qualifié le navire d'« université flottante », soulignant que ce programme témoigne du niveau de coopération entre la Mauritanie et l'Espagne dans les domaines de la pêche maritime, de l'échange d'expertise et du développement des ressources humaines.
Le navire doit dispenser deux sessions de formation à Nouakchott sur « Inspection et contrôle des pêches » et « Sécurité et sauvetage en mer », avant de se rendre à Nouadhibou pour y dispenser deux formations spécialisées sur « Filets et équipements de pêche » et « Transformation et manutention du poisson ». Cette campagne de formation se poursuivra jusqu'au 16 octobre.
La visite de l'« Intermares » s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l'article 56 de la Déclaration conjointe adoptée lors de la première réunion de haut niveau entre la Mauritanie et l'Espagne en juillet 2015, a déclaré quant à elle, la secrétaire générale du ministère espagnol de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, Isabel Artem.
Toujours selon elle, la formation est un outil fondamental pour soutenir une pêche durable et transmettre les savoir-faire entre les générations.
Les produits de la mer constituent la principale composante des exportations mauritaniennes vers l'Espagne, dépassant 300 millions d'euros par an, a souligné de son côté, l'ambassadeur d'Espagne à Nouakchott, Pablo Bárbara Gómez, selon lequel, les exportations totales de produits de la mer mauritaniens atteindraient environ 1 milliard d'euros en 2025.
L'Ambassadeur a mis en exergue aussi la contribution de l'Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) au soutien du secteur de la pêche mauritanien au cours des 25 dernières années, appelant à la poursuite du soutien aux investissements dans la transformation des produits de la mer et les activités à valeur ajoutée.
De son côté, l'Ambassadeur de l'Union européenne en Mauritanie, Joaquín Tasso Vilallonga, a annoncé l'allocation d'environ 190 000 euros pour financer le programme, au titre du soutien sectoriel prévu par l'Accord de partenariat pour une pêche durable entre la Mauritanie et l'Union européenne.
M. Tasso a insisté sur l'importance de la formation et de l'intégration des jeunes dans les métiers maritimes, saluant la participation des femmes et des jeunes diplômés de l'Institut supérieur des sciences de la mer au programme.
Le diplomate européen a également plaidé pour la mise en place d'un mécanisme de suivi des stagiaires après leur formation, afin d'évaluer l'impact des compétences acquises sur leur parcours professionnel.
Le programme a été lancé en présence du chef d'état-major de la marine nationale, l'amiral Ahmed Said Ben Aouf, de représentants du ministère de la Pêche, du président de la Fédération nationale de la pêche, ainsi que des autorités administratives et de sécurité de la région méridionale de Nouakchott.
L'Intemares (A-41) est un navire servant de navire-école à la Marine espagnole ainsi que de navire de soutien à la pêche, en second lieu

