
La capitale, Nouakchott, a été touchée par deux incendies en deux jours consécutifs dans deux postes électriques majeurs, provoquant des coupures de courant généralisées qui ont affecté plusieurs quartiers et infrastructures essentielles.
Le courant a été progressivement rétabli grâce à des solutions temporaires et des lignes d'alimentation alternatives.
La crise a débuté le vendredi matin par un incendie au poste Est de 33/15 kV, entraînant des coupures partielles à Dar Naim, Toujounine et dans une partie d'Arafat, et affectant également la ligne électrique reliant Nouakchott à Ouad Naga, Idini et Aouleigatt.
Environ 24 heures plus tard, la société d'électricité SOMELEC a annoncé un important incendie au poste Ouest de Nouakchott, fonctionnant à la même tension, étendant la crise à la majeure partie de Tevragh Zeina, à de vastes zones du Ksar et de Sebkha, ainsi qu'à la ligne électrique alimentant Aghnouderet, l'aéroport international de Nouakchott-Oumtounsy et le port de Tanit.
Conséquences au-delà des coupures de courant
Les dysfonctionnements des deux centrales électriques ont provoqué d'importantes perturbations du réseau électrique de la capitale.
Ces coupures persistantes ont également affecté d'autres services, avec des fluctuations des réseaux de communication et d'internet dans plusieurs zones.
Dans certains quartiers, le service téléphonique a été totalement interrompu avant d'être progressivement rétabli.
Cette crise a coïncidé avec une hausse des températures, suscitant le mécontentement de la population et l'inquiétude des commerçants quant à l'impact des coupures de courant continues sur leurs activités et la conservation des denrées périssables.
Maintenir l'alimentation électrique des installations d'eau était une priorité pour les équipes techniques. SOMELEC a annoncé que le rétablissement du courant sur la ligne Nouakchott-Idini, qui alimente les puits d'eau potable, était une priorité absolue.
Lignes alternatives et rétablissement progressif du service
Dans son dernier bulletin d'information sur la crise, SOMELEC a indiqué que ses équipes techniques travaillaient à plein régime pour réparer les dégâts et que plusieurs zones et quartiers touchés avaient bénéficié du rétablissement du courant grâce à des lignes d'alimentation parallèles et alternatives.
Dans de vastes zones de l'Ouest de Nouakchott, le courant a été rétabli progressivement, en fonction de la charge disponible sur le réseau, tandis que dans certains quartiers d'Arafat, l'électricité a été rétablie par roulement.
La société a confirmé que les travaux de réparation des sections endommagées des cellules de distribution et des disjoncteurs se poursuivent sans interruption, dans le but de rétablir le service de manière régulière et progressive dans toutes les zones touchées.
SOMELEC : « Il nous faut un jour ou deux. »
Le directeur général de la SOMELEC, Khroumbaly Lehbib, a déclaré que la société avait pris les mesures nécessaires pour réparer les dégâts et rétablir le courant dans les zones touchées, et qu'il faudrait un jour ou deux pour résoudre la situation.
Il a ajouté que la société travaillait actuellement à la mise en œuvre de solutions rapides pour rétablir le service, tout en étudiant des solutions permanentes pour réparer les installations endommagées. I
l a précisé que du matériel nécessaire avait été importé et que les équipes travaillant à Nouakchott avaient été renforcées par des experts techniques.
Il a indiqué que la société menait une enquête approfondie sur les causes de l'incendie et publierait un rapport sur les circonstances de l'incident une fois l'étude technique terminée.
Quelles sont les causes des deux incendies ?
À ce jour, la SOMELEC n’a pas publié de conclusions techniques définitives permettant de déterminer les causes des deux incendies successifs, se contentant d’indiquer dans ses communiqués qu’ils résultaient de facteurs indépendants de sa volonté.
De son côté, l’organisation Transparency International a avancé une autre hypothèse, affirmant que des informations préliminaires suggèrent que les incidents pourraient être liés à des câbles électriques acquis dans le cadre du Programme de développement d’urgence de Nouakchott, ce qui soulève des doutes quant à leur conformité aux spécifications techniques.
L’organisation a déclaré que des câbles similaires avaient été déconnectés par mesure de précaution afin d’éviter d’éventuels dommages à d’autres stations, et a également exprimé des soupçons concernant le contrat d’approvisionnement.
Elle a annoncé qu’elle révélerait ultérieurement des informations complémentaires et les résultats de ce qu’elle a qualifié d’enquêtes techniques sur le sujet.
Ces affirmations restent sans fondement tant que les résultats de l’enquête technique annoncée par la SOMELEC pour déterminer les causes réelles des incendies ne seront pas publiés.
Le réseau électrique mis à rude épreuve
Alors que l'électricité est progressivement rétablie dans les quartiers touchés, deux incidents mettent à l'épreuve le réseau de distribution de la capitale.
En effet, deux sous-stations alimentant de vastes zones et des infrastructures essentielles ont été mises hors service en l'espace de peu de temps.
Si les efforts actuels se concentrent sur le rétablissement complet du service, une question cruciale demeure : quelles sont les causes des deux incendies survenus à deux jours d'intervalle dans deux sous-stations majeures ? Un facteur technique commun est-il en cause ? L'enquête technique attendue devrait permettre de répondre à ces questions.

