
À l’abri des regards, dans une résidence de l’État à Yaoundé, quinze migrants africains vivent depuis plusieurs semaines sous la supervision de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Officiellement, il ne s’agit ni d’un centre de détention, ni d’un camp de réfugiés. Officieusement, le flou règne.
Le 16 février, huit nouveaux arrivants – dont trois femmes – ont atterri dans la capitale camerounaise en provenance des États-Unis. Ils ont rejoint sept autres personnes issues d’une première vague arrivée mi-janvier depuis la Louisiane. Initialement composé de neuf individus, ce premier groupe s’est réduit après le départ de deux femmes vers le Maroc, selon leurs avocats.
Selon plusieurs sources concordantes citées par l’AFP, huit migrants africains originaires du Sénégal, de Sierra Leone et d’Éthiopie ont été expulsés vers le Cameroun. Leur point commun : tous ont été éloignés du territoire américain dans le cadre de la politique migratoire durcie de l’administration de Donald Trump

