Avec la participation de la Mauritanie, les États-Unis lancent un dialogue sur le Sahara à Madrid.

Les États-Unis ont choisi la capitale espagnole, Madrid, pour relancer un dialogue visant à trouver une solution politique au conflit qui perdure depuis plus d'un demi-siècle, indique le quotidien El País, citant des sources proches des négociations.

Les ministresdes Affaires étrangères du Maroc, de l'Algérie et de la Mauritanie, ainsi que le chef de la diplomatie du Front Polisario, devraient participer à ces consultations lors d'une réunion qui se tiendra à l'ambassade des États-Unis à Madrid, dans le cadre d'un processus de négociation parrainé par Washington.

Avant le lancement du dialogue…

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a simplement indiqué que le ministre José Manuel Álvarez avait eu deux entretiens séparés avec son homologue algérien, Ahmed Attaf, et son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Selon le ministère, M. Álvarez devrait rencontrer dans les prochains jours à Madrid le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, et le représentant des États-Unis auprès des Nations Unies, Michael Waltz.

 

Tous ces responsables participent au processus de négociation mené par les États-Unis.

 

Lors de cette première phase, le Maroc devrait présenter un document détaillé exposant sa proposition d'« autonomie véritable », les négociations se poursuivant par étapes ultérieures.

Ces pourparlers sont coordonnés par Massoud Boulos, envoyé spécial du président américain Donald Trump pour l'Afrique, chargé de superviser ce processus de négociation.

Le processus de négociation…

 

Les derniers cycles de dialogue entre Rabat et le Front Polisario se sont tenus à Manhasset (États-Unis) entre 2007 et 2008, puis à Genève entre 2018 et 2019. La tenue de négociations quadripartites à Madrid, avec la participation des États-Unis et des Nations Unies, constitue un format inédit.

Ces négociations s'appuient vraisemblablement sur la récente résolution du Conseil de sécurité, qui considère l'« autonomie véritable » comme la solution la plus réaliste au conflit du Sahara occidental.

Cette résolution, élaborée par les États-Unis, a été adoptée à l'unanimité au sein du Conseil.

dim, 08/02/2026 - 22:51

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