
L'accord entre le gouvernement mauritanien et la société Tasiast a suscité une large attention médiatique, comme d’ailleurs d’autres sujets en corrélation avec le coronavirus.
La Mauritanie et Kinross ont signé, grâce à une médiation menée par la Banque mondiale d’une part et à la souplesse du nouveau gouvernement mauritanien d’autre part, un accord d’exploitation de la mine de Tasiast, après des mois de différend entre les deux parties.
La Mauritanie obtient grâce à cet accord une augmentation des redevances minières sur le prix de l'or, qui passent de 3% au plafond de 6,5% si le prix de l’or franchit le seuil de 1 800 $.
Le pays obtient aussi et gratuitement 15% du nouveau gisement Tasiast Sud avec l’option d'achat de 10% supplémentaires.
Kinross a obtenu pour sa part, une licence d'exploitation de 30 ans de la mine de Tasiast Sud ; ce qui lui permettra de doubler la production qui a atteint 391 ouguiyas d'or en 2019.
Dans un autre dossier, les journaux sont revenus sur le changement intervenu dans le commandement de l'establishment militaire et évoqué les raisons du licenciement du Général de division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine (Brour) de son poste de Chef d’Etat-major général des armées, motivant le limogeage par son incapacité à préserver le niveau atteint par l’armée sous le commandement de l’actuel président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, alors Chef d’Etat-major général, surtout avec l’approche de la menace "terroriste" de la frontière mauritanienne, corroborée par un rapport international selon lequel, le contingent mauritanien envoyé en République Centrafricaine n’avait pas le niveau souhaité d’opérationnalité.
Le document a évoqué aussi l’erreur qui avait conduit au meurtre de l’un des citoyens tués par une balle tirée par un soldat au cours d’une opération d’infiltration menée dans la wilaya du Brakna ; ce qui a suscité une vive polémique et qualifié par certains de "crime raciste".
Sur un autre plan, la fermeture des frontières avec les Etats voisins en raison du coronavirus peut sérieusement affecter le bétail mauritanien.
En effet, la pandémie a conduit à l’arrêt la transhumance interfrontalière des troupeaux de bétail vers ces Etats, en particulier le Mali et le Sénégal, où des milliers d’éleveurs avaient pris l’habitude de faire traverser annuellement leurs bêtes, dans ces zones qui ont un surplus annuel non négligeable de pâturages après chaque hivernage.
Les enseignants des écoles privées appellent quant à eux l’Etat à accorder une attention à leur dur calvaire et de remédier à leur situation, après la suspension de leurs salaires mensuels depuis février 2020, au lendemain de la fermeture des écoles depuis le 10 mars passé dans le cadre des mesures anti-Coronavirus. Le syndicat des enseignants du secteur privé affirme à ce propos qu’ils n’ont rien reçu jusqu’à présent.
Le porte-parole des enseignants privés affirme par ailleurs qu’ils se sont adressés sans avoir de réponse au Regroupement des établissements de l'enseignement privé, soulignant que le gouvernement a appelé toutes les sociétés y compris les écoles privées à continuer verser les salaires à leur personnel.

