
Des membres du gouvernement ont commenté hier jeudi en fin après-midi, les résultats du conseil des ministres qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.
L'occasion pour le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs, M. Ousmane Mamoudou Kane de s'appesantir sur le projet de loi relatif aux services et moyens de paiements électroniques et ses contours.
Le document est préparé par la Banque centrale avec l’appui des experts de la Banque mondiale, a-t-il précisé d'emblée, affirmant que le projet en question vise à doter le pays d’une loi-cadre qui lui permettra de promouvoir l’accessibilité des services financiers de proximité. C’est-à-dire, l’inclusion financière.
Pour ce faire la BCM sera dotée des pouvoirs juridiques nécessaires, pour réglementer cette activité dans en Mauritanie, a-t-il ajouté, mettant en exergue la nécessité pour la BCM, dans un contexte où la technologie évolue très vite, d'avoir toute la latitude pour réguler, d'où la question d’instituer le cadre de juridique de distributeurs de services financiers numériques, de clarifier l’étendue du service financier mobile.
Répondant à une question relative à l'utilité de ce service, le ministre a estimé que la meilleure mesure incitative pour l’adhésion massive des populations, soulignant que cela doit se matérialiser par la proximité, la possibilité donnée à tous les citoyens, où qu’ils soient, d’accéder à ces services financiers.
En ce qui concerne la sécurité, il a souligné que la loi a été pensée dans ce sens, mais qu'elle n'est pas figée. C’est, poursuit le ministre, la raison pour laquelle la Banque centrale aura les attributions nécessaires pour réguler.

