
En visite officielle au Burkina Faso le 20 avril 2026, le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a reconnu « la réalité du terrain » à l’issue de son entretien avec le capitaine Ibrahim Traoré. Il a également plaidé en faveur de la construction d’un « avenir commun » entre l’UA et la Confédération des États du Sahel (AES).
C’est un signal fort envoyé depuis Ouagadougou. En visite officielle au Burkina Faso, 20 avril 2026, Évariste Ndayishimiye, président du Burundi par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, a reconnu « la réalité du terrain » après sa rencontre avec le capitaine Ibrahim Traoré. Une déclaration qui marque un changement de ton notable dans les relations entre l’UA et les pays du Sahel, longtemps fragilisées par les crises politiques et les transitions militaires.
Comme vous le savez, l’Union africaine a décidé de m’envoyer comme émissaire de l’Union africaine dans la région du Sahel. Ça démontre aussi que l’esprit de l’Union africaine commence à voir clair sur la vraie union de l’Union africaine.
Le déplacement du dirigeant burundais vise à rouvrir le dialogue avec la Confédération des États du Sahel et à amorcer un rapprochement durable. Le Burkina Faso, suspendu de l’UA depuis le coup d’État de 2022, reste au cœur de ces discussions. Dans un contexte d’insécurité persistante, les échanges ont porté sur la lutte contre le terrorisme et les perspectives de réintégration. Le chef d’État burundais est venu personnellement relancer le dialogue, jetant ainsi les bases d’un rapprochement durable entre les institutions continentales et les autorités sahéliennes.
Il est vrai que les pays africains ont des problèmes particuliers. Chacun dans sa particularité. Le Burkina aussi a des défis, mais les défis n’empêchent pas que l’unité reste, la solidarité reste. C’est pour cela que l’Union africaine doit constituer un bloc solide.

