
es autorités guinéennes ont ordonné la dissolution de 40 partis politiques dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars, selon un décret publié par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.
Parmi les formations visées figurent les trois principales forces d’opposition du pays. Les autorités invoquent des « manquements à leurs obligations » pour justifier cette décision radicale qui bouleverse l’équilibre politique national.
Cette mesure intervient moins de deux mois après l’intronisation du président de transition Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir après le coup d’État militaire de 2021 et désormais à la tête du pays.
Le décret prévoit également le retrait du contrôle des ressources financières et matérielles des partis dissous, une disposition qui prive ces organisations de toute activité politique structurée
Cette décision risque de provoquer de fortes tensions dans un pays déjà marqué par une transition politique fragile. La dissolution simultanée de dizaines de formations politiques pourrait être perçue comme un coup dur porté au pluralisme et à l’opposition.
Pour l’instant, aucune réaction officielle des partis concernés n’a été publiée, mais cette mesure pourrait raviver les inquiétudes de la communauté internationale sur l’avenir démocratique de la Guinée.

