
L’ultimatum fixé par la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) aux agences prestataires de transfert d’argent pour se régulariser vis-à-vis de cette institution mère a expiré jeudi 16 aout courant.
Les agences qui n’auraient pas respecté les consignes données, s’exposeraient, selon la BCM à la fermeture de leurs bureaux et à des sanctions.
« Il s'agit d'une exigence d'une loi en vigueur dans le pays depuis plus de 12 ans ! », avait souligné la BCM dans une circulaire distribué, il y a deux semaines et dans laquelle elle manifeste sa volonté de mettre de l’ordre, notamment juridique, dans le secteur des transferts d'argent.
«Toute société de transfert de fonds ou de valeurs qui n'aura pas déposé une demande de régularisation ou dont la demande aura été rejetée sera définitivement fermée et ses responsables contrevenants seront passibles des sanctions prévues par la réglementation en vigueur», avait averti la BCM.
Plusieurs prestataires de transfert d'argent avaient lancé leurs activités, particulièrement à Nouakchott, sans autorisation de la BCM, opérant ainsi en violation aux lois mauritaniennes en la matière.
En effet, une loi datant de juillet 2005, relative «à la lutte contre le blanchissement d'argent et de financement du terrorisme» impose aux «personnes morales et physiques de solliciter et d'obtenir une autorisation de la Banque Centrale de Mauritanie avant d'exercer des activités de transferts de fonds ou de valeurs».
La loi fixe également les peines applicables aux personnes physiques ou morales qui effectuent des services de transferts de fonds ou de valeurs sans autorisation. Ainsi, l'institution mauritanienne demandait aux «personnes physiques ou morales exerçant déjà cette activité dans l'illégalité totale» de régulariser leur situation au plus vite dans le délai précité, notifié d’ailleurs par circulaire de la BCM.
«A cet effet, des copies d'immatriculation fiscale et d'inscription au registre de commerce, des statuts pour les personnes morales, des cartes d'identité nationales des actionnaires et principaux dirigeants, la liste des agents et leurs adresses ainsi que des attestations prouvant que ces personnes physiques et morales ne figurent pas sur la liste des créances gelées, doivent accompagner la demande de régularisation», a ajouté la BCM son ultimatum adressé aux prestataires de transfert d'argent.

