Mali. Au-delà de l’enjeu présidentiel

Un retrait des forces françaises n’est pas possible tant, à l’exception des troupes tchadiennes et mauritaniennes, nos alliés sont incapables de se défendre face à la menace jihadiste (ci-dessus, un véhicule du contingent sénégalais engagé dans le cadre de la mission Minusma en patrouille à Gao). (Photo Souleymane Ag Anara/AFP)

L’élection présidentielle qui se tient, ce dimanche, au Mali constitue un véritable enjeu pour la politique étrangère et de sécurité française. Comme le rappelle notre envoyé spécial à Mopti, le centre du pays est en proie à une instabilité croissante sous la poussée des groupes jihadistes qui ont réussi, il y a quelques semaines, à atteindre les forces antiterroristes dans leurs bases de Gao et Sévaré.

Malgré les paroles encourageantes d’Emmanuel Macron lors de son récent passage en Mauritanie, pour la tenue du G5 Sahel, un retrait des forces françaises n’est pas possible tant, à l’exception des troupes tchadiennes et mauritaniennes, nos alliés sont incapables de se défendre face à la menace jihadiste. Ainsi, quel que soit le résultat de l’élection, que le président IBK - que la France soutient comme la corde le pendu - soit réélu ou non, la stabilisation de la bande sahélo-saharienne sera de plus en plus laborieuse.

Outre le coût de ce bourbier dans nos opérations extérieures, il limite les postures consistant à dépasser l’image traditionnelle de la Françafrique comme a tenté habilement de le faire le Président lors de son voyage officiel au Nigeria. Mais il permet à nos troupes de conserver un terrain de jeu à leur mesure dans l’ancien précarré de la France sur le continent noir.

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mar, 31/07/2018 - 10:49

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