
Les Peuls, qui sont sans doute près de trente millions et présents dans une quinzaine de pays d’Afrique, sont souvent ostracisés par les cultivateurs. Ils sont aussi accusés d’affinités avec l’islam radical. Au Mali, leurs campements sont attaqués ; plusieurs centaines d’entre eux ont trouvé refuge à Bamako, ville où les Peuls organisent ce samedi une Journée de la colère.
Ces éleveurs, qui sont près de trente millions et présents dans une quinzaine de pays d’Afrique, sont souvent ostracisés par les cultivateurs. Ils sont aussi accusés d’affinités avec l’islam radical.
Victimes ou coupables, les Peuls ? De tout temps, en Afrique, des conflits ont opposé les cultivateurs à ces éleveurs nomades. « Les Peuls, résume Dougoukolo Alpha Oumar Ba-Konaré, chargé de cours à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Paris), constituent un ensemble de communautés vivant notamment de l’élevage, soumis aux conflits fonciers, aux changements climatiques et en butte parfois au racisme d’État ».
Effectivement, en Afrique de l’Ouest comme au Sahel, les Peuls affirment être des laissés-pour-compte du développement économique, social et politique. Ils se disent aussi victimes...


